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PETROLE, GAZ, CHARBON, DES MODELES ECONOMIQUES A HAUT RISQUE


À RETENIR

Les producteurs d’énergies fossiles et leurs actionnaires font face à  des  risques financiers sans précédent. La transition vers des économies bas- carbone les expose à des risques réglementaires, technologiques et réputationnels. Les prises de position de la nouvelle administration américaine ne remettent pas en cause ces tendances de fond.

    L’Accord de Paris fixe l’objectif de contenir le réchauffement climatique « nettement en dessous de 2°C ». Sa mise en œuvre nécessite la sortie progressive des énergies fossiles, entamée par la remise en cause des subventions dont elles bénéficient. L’Accord favorise plus largement les réglementations hostiles aux énergies fossiles. La tarification du carbone et des autres polluants se dessine dans des zones de plus en plus nombreuses.

Le charbon, le pétrole et le gaz font face à la concurrence de technologies de rupture. Les énergies renouvelables deviennent compétitives avec le gaz et le charbon. Les constructeurs automobiles opèrent une conversion massive de leur production vers l’électrique. Ces deux tendances, accentuées par la chute du coût des batteries, menacent la demande d’énergies fossiles.

Ces dynamiques réglementaires et technologiques font craindre aux investisseurs une dépréciation brutale des actifs liés aux énergies fossiles, à commencer par les entreprises qui n’intègrent pas des scénarios bas-carbone dans leur planification stratégique.

Des investisseurs toujours plus nombreux questionnent la résilience des  business models des entreprises. Au moyen de démarches d’engagement collaboratif et de résolutions déposées en assemblée générale, ils leurs demandent de faire la transparence sur leurs stratégies, voire d’adopter des objectifs de transition alignés sur l’Accord de Paris.

Des investisseurs s’interrogent également sur la pertinence de nouveaux  projets très coûteux, à forte intensité carbone et hauts risques opérationnels, par exemple dans l’Arctique. La société civile conteste également les impacts environnementaux et sociaux des projets d’extraction et d’infrastructures.

Des investisseurs représentant plus de 5000 milliards de dollars ont adopté  des démarches de désinvestissement des énergies fossiles. Des grands investisseurs institutionnels se joignent à ce mouvement pour des motifs réglementaires, réputationnels et financiers.
 


Les énergies fossiles sont exposées au risque climat

 

La transition bas-carbone est source de risques financiers

►    Les ressources fossiles « imbrûlables » sont également des actifs financiers à risque.


L’Accord de Paris et les ressources fossiles « imbrûlables »
L’Accord de Paris adopté en décembre 2015 prévoit de contenir l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Pour avoir ...
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