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REMUNERATIONS EXCESSIVES ​UNE SOURCE DE RISQUES SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES
​UNE SOURCE DE RISQUES SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES

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Dans les années 1990, les rémunérations des dirigeants des très grandes entreprises ont commencé à augmenter de façon exponentielle aux États-Unis comme en Europe. Compte tenu de leur écart avec le salaire de base des salariés des entreprises concernées, elles sont rapidement devenues un sujet de débat intense et ont fini par symboliser le creusement des inégalités sociales. Elles sont aussi devenues des montages complexes, souvent opaques pour les actionnaires, qui finissent à la Une des journaux et sont source de scandales.

Dès le début des années 2000, un premier mouvement, porté par des investisseurs engagés, s’est amorcé pour tenter d’endiguer la dérive. Il prônait plus de transparence au nom d’une bonne gouvernance et a permis l’émergence de processus de Say On Pay dans de nombreux pays de l’OCDE. La crise financière de 2008 a donné un nouvel élan aux débats, les systèmes de rémunération en vigueur au sein du secteur financier étant dénoncés comme l’une des sources des dérives à l’origine de la crise.

La crise financière a entrainé une nouvelle phase de mobilisation des investisseurs axée sur le rapport entre rémunérations fixes et variables et l’écart entre les plus hauts et les plus bas salaires au sein de l’entreprise. Aujourd’hui, le débat prend une nouvelle tournure, axée sur les liens entre ces rémunérations très élevées et les performances économiques réelles des entreprises, voire leurs performances environnementales et sociales. Les investisseurs responsables des deux côtés de l’Atlantique sont les animateurs de ce débat mais ils sont soutenus par les régulateurs et une opinion publique généralemen...
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