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SALAIRES DÉCENTS ET CHAÎNE DE SOUS TRAITANCE
​UN «BUSINESS CASE» POUR LES ACTIONNAIRES

 
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L’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013 a sensibilisé de nombreux investisseurs responsables aux conditions de travail déplorables dans l’industrie textile. Ils ont progressivement intégré à leur programme d’engagement actionnarial la notion de salaire « vital » ou
« décent » pour ces travailleurs.

L’amélioration des rémunérations dans les chaînes de production globales nécessite une transformation systémique des politiques d’approvisionnement. Des initiatives multi-acteurs émergent pour promouvoir des salaires vitaux à travers une plus grande collaboration des entreprises avec leurs parties-prenantes.

Les actions collaboratives d’investisseurs adressent les chaînes de production globales et ciblent plus spécifiquement l’industrie textile et agroalimentaire.

Les politiques d’engagement actionnarial se font autour d’un business case pour l’augmentation des bas salaires. Il est parfois intégré comme un élément de politiques plus larges de « gestion du capital humain ».

Des coalitions se sont formées au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, où les salaires insuffisants pour assurer un niveau de vie décent sont en train de devenir un sujet de société majeur. La crise économique mondiale entamée en 2008 constitue également un point de bascule dans l’approche des inégalités économiques non-soutenables et sources de risques systémiques.

Les investisseurs responsables intègrent cette dimension à travers leur évaluation ESG des entreprises, mais l’accent mis sur les écarts salariaux est un mouvement récent.

Les actionnaires engagés lient leurs interrogations sur les rémunérations des dirigeants à celle des inégalités salariales, par exemple à traver...
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